Dinosaur footprints scattered across a steeply tilted rock surface

Les traces

Maragua Crater Dinosaur Footprints, et Comment Elles Ont Survécu

À retenir

  • Formées sur un sol plat, puis inclinées jusqu'à la verticale par le plissement qui a soulevé les Andes.
  • Déposées avant l'extinction qui a mis fin à l'ère des grands dinosaures.
  • L'après-midi de l'excursion se déroule ici, plutôt que lors d'un simple passage.
  • La célèbre paroi située à la lisière de Sucre est un autre site, et cette excursion ne s'y rend pas.

Ce qu'une empreinte doit traverser pour survivre

Une trace est un creux dans la boue, et presque toutes celles qui ont jamais été laissées ont disparu. Pour devenir un fossile, elle doit bénéficier d'une succession de circonstances très particulières : un sol assez souple pour recevoir l'empreinte et assez ferme pour la conserver, puis l'absence de pluie pour ne pas l'effacer, puis une couche de sédiments assez douce pour ne pas la détruire, et enfin des dizaines de millions d'années sans que la roche soit écrasée, fondue ou dissoute.

Les chances qu'une empreinte isolée survive sont infimes, ce qui explique la rareté des pistes et l'intérêt de voyager pour voir un site qui en compte un grand nombre.

Les conditions étaient ici celles d'une rive de lac ou de rivière : plane, humide, à grains fins et périodiquement inondée. Une combinaison presque idéale.

Il est utile de préciser ce qu'est une trace, et ce qu'elle n'est pas. Une empreinte n'est pas le fossile d'un animal : c'est le fossile d'un instant, chose plus rare et, à certains égards, plus instructive. Les os renseignent sur la morphologie d'un animal. Les traces indiquent où il allait, à quelle vitesse et s'il était seul.

Pourquoi elles sont verticales

C'est ce qui rend le site remarquable, et cela n'a rien à voir avec les dinosaures. Les animaux ne marchent pas sur les parois.

La surface était horizontale lorsque les traces ont été laissées. Elle a été enfouie, durcie en roche, puis, des dizaines de millions d'années plus tard, prise dans le plissement qui a soulevé les Andes et fait pivoter toute la couche vers la verticale.

Les traces se trouvent donc exactement là où elles ont été laissées. C'est le sol qui a bougé, dans le cadre de la formation d'une chaîne de montagnes. Devant elles, vous observez la preuve que la roche était autrefois plate, la démonstration la plus claire de la géologie de tout le cratère.

Fields and scattered buildings on the crater floor under a deep blue sky

Une ligne d'empreintes remontant une couche rocheuse presque verticale

Ce qui les a laissées

L'identification repose sur la forme, la taille, l'espacement et la profondeur plutôt que sur les os, et l'animal est décrit à partir de la trace plutôt que nommé par espèce. Une empreinte à trois doigts d'une certaine taille et d'une certaine foulée correspond à un type d'animal ; une empreinte large et arrondie, avec une foulée plus courte, à un autre.

Au Crétacé, cette partie de l'Amérique du Sud abritait à la fois de grands sauropodes herbivores et des théropodes bipèdes, et des empreintes des deux types sont connues dans la région.

Demandez à votre guide ce que vous avez devant vous plutôt que de supposer. Les pistes varient d'un endroit à l'autre du site, et la question intéressante n'est pas de savoir quel dinosaure les a laissées, mais ce qu'il faisait : marchait-il, courait-il, tournait-il ou se déplaçait-il en groupe ?

Une piste enregistre aussi le comportement, ce qu'aucun squelette ne peut faire. Plusieurs séries d'empreintes parallèles allant dans la même direction suggèrent des animaux se déplaçant ensemble. Une foulée qui s'allonge suggère un animal qui s'est mis à courir. Un virage suggère quelque chose qui a changé d'avis. Rien de tout cela ne peut être déduit des os, et tout cela est inscrit dans une paroi.

Comment le site se compare à Cal Orcko

Cal Orcko, à la lisière de Sucre, est le site célèbre : une immense paroi presque verticale, située dans une carrière de ciment en activité et portant des milliers d'empreintes, avec un centre d'accueil et une plateforme d'observation.

Cette excursion ne s'y rend pas. Si c'est Cal Orcko qui vous intéresse, le site se trouve à courte distance de la ville et nécessite une réservation séparée.

Les pistes de Maragua sont plus calmes, plus petites, moins aménagées et situées dans le paysage qui les explique. À Cal Orcko, vous observez une paroi dans une carrière. Ici, vous regardez une paroi au sein de la structure qui l'a inclinée, après avoir marché sur la même roche.

2 h

Temps passé par l'excursion auprès des empreintes. Cela occupe l'après-midi de la journée plutôt que de constituer un arrêt en passant, ce dont un site comme celui-ci a besoin.

Ce que vous apportent réellement deux heures

Du temps. L'excursion prévoit environ deux heures auprès des empreintes, bien plus qu'un simple arrêt photo, et c'est la durée idéale pour un site qui mérite d'être observé attentivement plutôt que parcouru du regard.

Le guide a ainsi le temps d'expliquer correctement la succession des événements, de vous montrer des empreintes devant lesquelles vous passeriez sans les voir et de répondre aux questions qui ne viennent qu'après vingt minutes passées sur place.

Cela permet aussi de ne pas précipiter l'après-midi, ce qui, compte tenu de la marche du matin, est une façon judicieuse d'organiser la journée.

Cela laisse également place à ce que la plupart des itinéraires d'excursion éliminent, à savoir le fait de rester immobile. Une piste d'empreintes n'est pas un panorama : elle ne se révèle pas d'un seul regard et se photographie mal dans la précipitation. Au bout de vingt minutes, des empreintes invisibles pendant les dix premières commencent à apparaître, et c'est à ce moment-là que la plupart des visiteurs cessent de prendre des photos pour vraiment observer.

Les préserver

Les pistes d'empreintes s'érodent. L'eau et les intempéries qui ont mis une surface au jour finiront par la détruire, et les empreintes dans une roche tendre en altitude ont une durée de vie limitée une fois exposées.

Suivez les consignes du guide pour vous approcher et toucher. Ce n'est pas du zèle : les huiles naturelles et l'abrasion des mains accélèrent réellement les dégradations, et un site ayant survécu cent millions d'années peut être usé par les visiteurs en quelques décennies.

Photographiez plutôt que de toucher, et restez sur le sol qui vous est indiqué.

Photographier les pistes d'empreintes

Une lumière rasante et basse permet de lire une empreinte, car c'est sa profondeur, et non sa couleur, que vous cherchez à restituer. Le soleil zénithal de midi aplatit une piste d'empreintes en une surface sans relief particulier.

Si la lumière est uniforme, utilisez un objet pour donner l'échelle : une main, une chaussure, un chapeau placé à côté d'une empreinte. Sans repère, personne ne pourra savoir en regardant la photo ensuite s'il s'agit de quelque chose de la taille d'une soucoupe ou d'une baignoire.

Photographiez aussi la paroi, pas seulement les empreintes. Le contexte, une couche verticale dans un paysage plissé, constitue la moitié de ce qui rend le site extraordinaire.

Deux heures devant des pistes d'empreintes sur une paroi verticale

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Avant de réserver

À qui appartiennent ces empreintes ?
Elles sont identifiées par leur forme, leur taille et leur foulée plutôt que par des ossements, et le Crétacé comptait ici à la fois de grands sauropodes et des théropodes bipèdes. Demandez au guide ce qui se trouve devant vous.
Quel âge ont-elles ?
Elles datent du Crétacé et ont été déposées avant l'extinction qui a mis fin à l'ère des grands dinosaures.
Pourquoi se trouvent-elles sur une paroi verticale ?
La surface était plane lorsqu'elles ont été formées. Le plissement andin a redressé toute la couche plusieurs dizaines de millions d'années plus tard.
Comment une empreinte peut-elle survivre ?
Un sol assez tendre pour recevoir une empreinte et assez ferme pour la conserver, une fine couche protectrice, puis plusieurs dizaines de millions d'années sans que la roche soit détruite.
Peut-on les toucher ?
Suivez les consignes du guide. Les huiles naturelles et l'abrasion accélèrent l'érosion, et un site qui a survécu cent millions d'années peut être usé en quelques décennies.
Est-ce Cal Orcko ?
Non. Cal Orcko est la célèbre paroi d'une carrière de ciment à la périphérie de Sucre. Cette excursion ne s'y rend pas.
Combien de temps passez-vous sur le site ?
Environ deux heures, suffisamment pour vraiment observer plutôt que photographier et repartir.
Comment les photographier ?
Avec une lumière rasante et basse, car c'est la profondeur, et non la couleur, qui se lit. Placez un objet dans le cadre pour donner l'échelle.

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