À retenir
- Une altitude suffisamment élevée pour se faire sentir dès l'arrivée, mais modérée selon les standards boliviens.
- La marche débute sur une crête au-dessus de la ville, puis se poursuit en descente.
- Deux heures sur des pierres irrégulières en altitude demandent davantage d'efforts que la même marche au niveau de la mer.
- Passer deux jours à Sucre avant ce trek est la chose la plus utile que vous puissiez faire.
Les chiffres
Sucre se situe à environ 2,810 mètres. La station la plus proche de la ville, qui fournit les températures affichées sur ce site, se trouve à un peu plus de 2,900. Le trek commence sur une crête plus élevée que ces deux points et descend ensuite.
Selon les standards boliviens, cette altitude est modérée. La Paz se trouve bien au-dessus de 3,600, Potosi encore plus haut, et l'altiplano qui s'étend au-delà est plus élevé encore. Sucre est souvent recommandée comme lieu d'acclimatation avant de monter plus haut, et c'est précisément ce à quoi elle convient.
Modérée ne veut pas dire négligeable. À 2,800 mètres, chaque inspiration contient environ un quart d'oxygène en moins qu'au niveau de la mer, et un organisme arrivé la veille n'a pas encore commencé à s'adapter.
Ce que l'on ressent vraiment
Pour la plupart des voyageurs : un léger essoufflement dans les escaliers, des maux de tête durant le premier ou les deux premiers jours, un sommeil perturbé la première nuit et l'impression générale que tout demande un peu plus d'effort que prévu.
Ce n'est ni spectaculaire ni généralement dangereux à cette altitude. En revanche, cela suffit très souvent à transformer une agréable journée de dix heures en une longue journée si vous êtes arrivé du niveau de la mer la veille au soir.
Les symptômes à prendre au sérieux plutôt que de vouloir les surmonter sont les suivants : un mal de tête persistant, des nausées, des vertiges ou un essoufflement au repos. Il s'agit alors du mal d'altitude plutôt que d'une simple adaptation, et la solution consiste à redescendre plutôt qu'à continuer.
Si la première nuit est plus difficile que la troisième, c'est parce que le corps réagit en opérant des changements qui prennent des jours, non des heures : respiration plus profonde, production accrue de globules rouges, ajustement de la chimie sanguine. Rien de tout cela ne peut être obtenu sur commande. Tout ce qu'un visiteur peut faire est de laisser du temps au corps et de ne pas lui demander d'efforts pendant ce processus.
Pourquoi la descente aide, et ce qu'elle ne résout pas
La marche de cette excursion se fait en descente. C'est important, car c'est en montée que l'altitude devient difficile : l'effort cardiovasculaire requis pour monter révèle un organisme qui ne s'est pas encore adapté.
La descente sollicite beaucoup moins les poumons. Elle est plus exigeante pour les genoux et, sur les pavés de pierre irréguliers, demande de l'équilibre et de l'attention plutôt que de la condition physique.
Ce que la descente ne résout pas, c'est l'altitude du point de départ. Vous restez en hauteur toute la journée, respirez toujours un air rare et vous déshydratez plus vite qu'à plus basse altitude.
Le sentier qui descend de la crête vers la vallée
S'acclimater, une question surtout de patience
Passez deux jours à Sucre avant ce trek. C'est le conseil pratique à suivre. Promenez-vous dans la ville, montez lentement ses collines, dormez-y deux nuits et laissez votre corps faire ce qu'il sait faire sans lui demander de performance.
Buvez bien plus d'eau qu'il ne vous semble raisonnable. L'air sec en altitude fait perdre de l'eau par les poumons plus vite que la plupart des gens ne s'en rendent compte, et une bonne part de ce que les visiteurs prennent pour le mal d'altitude n'est qu'une déshydratation ordinaire.
Modérez votre consommation d'alcool pendant le premier ou les deux premiers soirs. C'est l'autre moitié du même problème.
Il existe un autre conseil qui paraît trop simple pour être utile, mais qui l'est. Marchez lentement, délibérément, plus lentement qu'il ne vous semblerait digne de le faire, surtout en montée et particulièrement durant les premiers jours. L'instinct de suivre le rythme d'un groupe est ce qui transforme une altitude supportable en expérience désagréable, et personne n'est pressé lors de cette excursion.
Quelle condition physique faut-il avoir ?
Pas une condition exceptionnelle. Ce trek n'est exigeant selon aucun critère objectif : deux heures, en descente, sur une route aménagée, avec un guide qui fixe le rythme et un véhicule qui attend en bas.
Il demande simplement une condition physique normale pour la marche et des genoux en assez bon état. Si vous pouvez marcher deux heures sur un terrain accidenté chez vous, vous pourrez faire cette excursion après quelques jours en altitude.
Si deux heures sur des surfaces irrégulières vous sont réellement difficiles, signalez-le au moment de la réservation plutôt qu'au départ du sentier. Il s'agit d'un petit groupe avec véhicule privé, une formule qui offre davantage de souplesse qu'une excursion en autocar.
Le soleil, dont on ne vous avertit jamais assez
À 2,800 mètres, l'atmosphère entre vous et le soleil est bien moins épaisse, et les ultraviolets sont donc nettement plus intenses. L'air est frais, la brise agréable, et l'on peut attraper de graves coups de soleil sans jamais avoir chaud.
Un chapeau à bord, des lunettes de soleil et de la crème solaire, à appliquer avant le départ plutôt qu'au moment où vous vous en apercevez. La nuque et les oreilles sont les zones où les voyageurs découvrant les Andes pour la première fois se font le plus souvent surprendre.
Ce n'est pas un simple détail de confort. Un coup de soleil sérieux au deuxième jour d'un voyage en gâche le reste.
Autre point lié : les nuages ne protègent pas. Certains des pires coups de soleil subis par les visiteurs dans les hauts plateaux boliviens surviennent par temps couvert, lorsque la température baisse, que l'éblouissement disparaît, mais pas les ultraviolets. Couvrez-vous aussi soigneusement les jours gris que les jours lumineux.
Si vous ne vous sentez pas bien sur le sentier
Signalez-le sans attendre. Les guides de cet itinéraire sont constamment confrontés à l'altitude et préfèrent de loin entendre parler d'un mal de tête en haut que d'un malaise en bas.
Le véhicule rejoint les marcheurs à Chaunaca, et la journée est conçue de façon à pouvoir raccourcir ou supprimer la partie à pied sans compromettre le reste du programme. Une trousse de premiers secours est prévue.
La règle générale en altitude, où que vous soyez, est que redescendre résout presque tout, et cette randonnée descend. C'est un profil rassurant pour une première journée de marche dans les Andes.
Passez d'abord deux jours à Sucre, puis cette journée sera tout à fait accessible
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S'acclimater, pas à pas
À votre arrivée, ne faites rien
Le premier soir n'est pas fait pour sortir. Dormez, buvez de l'eau et laissez l'acclimatation commencer.
Parcourez la ville tranquillement
Sucre est vallonnée. Arpentez ses rues à un rythme qui vous semblera absurdement lent, et vous sentirez la différence le lendemain.
Deux nuits avant la randonnée
C'est la chose la plus utile que vous puissiez faire. Réservez cette excursion pour votre troisième jour plutôt que pour le premier.
Buvez davantage que ce qui vous paraît raisonnable
L'air sec en altitude fait perdre de l'eau par les poumons. Une grande partie de ce que les visiteurs appellent le mal des montagnes est en réalité de la déshydratation.
Protégez-vous avant le départ
Chapeau, lunettes de soleil, crème solaire. L'air est frais, mais les ultraviolets ne le sont pas.
